L’archéologie et la Bible

L’Obélisque noir (1845), la Pierre de Moab (1868) et les Manuscrits de la Mer Morte (1947) sont les grands noms de l’histoire de l’archéologie biblique. Mais cette histoire s’est-elle arrêtée? Non, absolument pas.

Au cours de ces dernières décennies, un certain nombre de sceaux, d’empreintes de sceaux, d’anneaux, d’ossuaires et d’autres objets anciens ont refait surface—certains d’entre eux dans des musées, certains venant de collections privées et d’autres venant de fouilles récentes. Ces petits trésors archéologiques ont apporté plus de lumière sur divers individus et événements mentionnés jusqu’ici seulement dans le texte biblique. Cet article examinera quelques-unes de ces découvertes récentes.

L’anneau de Hanan1

Possession d’un collectionneur de Paris, ce précieux anneau est connu des spécialistes depuis 1984. L’origine du sceau est inconnue, mais la forme des lettres indique qu’il a été utilisé au cours du 7e siècle av. J. C. Le sceau est gravé sur trois lignes, chacune étant séparée par deux lignes droites parallèles. Le métal de l’anneau a plus de 2,5 mm de diamètre, ce qui suggère qu’il était destiné à un doigt d’homme. Il est inscrit : “Appartenant à Hanan fils de Hilqiyahu, prêtre.”

Ce Hilqiyahu nous est plus connu sous le nom de Hilqiya, souverain sacrificateur pendant le règne de Josias, roi de Juda à la fin du 7e siècle av. J.C. La terminaison yahu est un élément théophore (divin) souvent trouvé dans les anciens noms hébreux de Juda ; les noms dans le royaume du nord se terminaient par yah. Il semble que ce Hilqiyahu fut celui-là même qui découvrit le rouleau de la Torah dans le temple, qui déclencha une réforme religieuse dans Juda (voir 2 Rois 22 ; 2 Chroniques 34).

1 Chroniques 5 : 39 et 9 : 11 indiquent que ce fut Azaria, et non Hanan, qui succéda à Hilqiya. L’explication pourrait être qu’ Azaria succéda à son père en tant que souverain sacrificateur, tandis que son jeune frère Hanan fonctionnait comme prêtre, comme l’inscription sur le sceau le suggère.

Le nom d’Azaria, cependant, apparaît sur une autre bulle (empreinte de sceau) trouvée en 1978 au cours des fouilles entreprises par Yigal Shiloh dans la vieille ville de Jérusalem.2 L’inscription se compose de deux lignes d’écriture séparées par deux traits parallèles. On y

lit : “Appartenant à Azaryahu, fils de Hilqiyahu.” L’empreinte du cachet ne mentionne pas le titre du possesseur.

L’empreinte du sceau de Baruch

En 1975, 250 bulles firent leur apparition à Jérusalem dans la boutique d’un antiquaire arabe. La plupart d’entre elles furent achetées par plusieurs collectionneurs et près de 50 se trouvent maintenant au Musée d’Israël, tandis que d’autres sont à la disposition des spécialistes pour étude. Toutes ces empreintes de sceaux sont datées de la fin du 7e ou du début du 6e siècles av. J. C., juste avant la destruction de Jérusalem.

Parmi ces empreintes, trois appartiennent à des individus mentionnés dans Jérémie (Baruch, scribe ; Yerahméel, fils du roi ; Elichama, serviteur du roi). Ces trois individus semblent tous contemporains, vivant dans le royaume de Juda juste avant l’exil. A cette époque troublée Juda était gouverné par le roi Yehoyaqim (Jérémie 36).

La Bible nous raconte que Dieu chargea Jérémie d’écrire sur un rouleau une prophétie contre le roi. Baruch, le scribe de Jérémie, écrivit tout ce que lui dicta Jérémie. Après avoir lu le rouleau dans le temple, Baruch fut chargé de le relire devant les hauts dignitaires de la cour du roi. Ces dignitaires, dont Elichama, furent assez bien disposés à l’égard du message, mais eurent peur pour Baruch. Ils lui conseillèrent d’aller se cacher (Jérémie 36 : 19). Quand le rouleau fut lu devant le roi, celui-ci ordonna sa destruction et Yerahméel, ainsi que deux autres dignitaires, reçurent l’ordre d’arrêter Baruch et le prophète Jérémie.

L’empreinte qui porte le nom d’Elichama est composée de deux lignes d’écriture séparées par deux traits parallèles. Sur la première ligne on lit : “Appartenant à Elichama” ; la deuxième donne son titre : “serviteur du roi.” La bulle de Yerahméel est composée aussi de deux lignes, donnant le nom et le titre du possesseur : “Appartenant à Yerahméel, fils du roi.” La bulle de Baruch est composée de trois parties, séparées par deux lignes droites parallèles. On peut y lire : “ Appartenant à Berekhyahu, fils de Neriyahu, scribe.”

Une autre bulle avec le nom de Baruch refit surface en 1995. C’est la même que celle décrite plus haut, mais avec une différence notable : celle-ci avait une empreinte digitale qui pourrait être celle de Baruch.3

Une troisième bulle, en liaison avec Baruch, a été trouvée parmi les nombreuses bulles découvertes dans les fouilles menées à Jérusalem en 1978 par Yigal Shiloh. Sur celle-ci, datée de la fin du 7e ou du début du 6e siècles av. J. C., on lit : “Appartenant à Gemaryahu, fils de Chaphân.” La Bible dit que Baruch alla au temple pour lire le rouleau, il le lut dans la chambre de Guemaria, fils de Chaphân (Jérémie 36 : 10).

Le Sceau d’Abdi4

Acheté en 1993 par un collectionneur privé de Londres, le sceau d’Abdi compte parmi les plus rares. On y lit l’inscription: “Appartenant à Abdi , serviteur d’Osée.” Le sceau est daté du 8e siècle av. J. C. Abdi et Abdias sont le même nom. La Bible fait allusion à trois Abdias: le premier ministre d’Achab (1 Rois 18 : 3), un prophète et un ministre d’Osée. Il est peu probable que ce sceau appartienne à l’un des deux premiers individus, parce que le sceau associe ce nom avec Osée, le roi sous lequel le possesseur du sceau fut ministre. Osée fut le dernier roi d’Israël (2 Rois 17 : 1-6). Il régna de 731 à 722 av. J. C., quand les Assyriens détruisirent son royaume.

L’inscription de Tel Dan

Commençant en 1966, Avraham Biran fouilla le site de Tel Dan à plusieurs reprises et la plus importante découverte eut lieu en 1993, quand son équipe dégagea des débris dans la zone de la porte de la ville.5 Une partie du mur, détruit par l’Assyrien Tiglath-Piléser III en 733-732 av. J. C., contenait un fragment de monument gravé.

Malheureusement, le fragment a un message incomplet. Il a 14 lignes incomplètes écrites en hébreu archaïque, l’écriture employée avant l’exil (586 av. J. C.). Les mots sont séparés par des points et l’inscription se lit ainsi :

(2) ...mon père monta

(3) ...et mon père mourut, il alla à...

(4) véritable autrefois dans le pays de mon père...

(5) je (combattis Israël?) et Hadad me précéda...

(6) ...mon roi. Et je tuai parmi (eux ) X fantassins, Y cha-

(7) rs et deux mille cavaliers...

(8) le roi d’Israël. Et je tuai (...le ro)

(9) i de la Maison de David. Et je mis...

(10) leur pays...

(11) autre...(ré)

(12) gna sur Is(raël...)

(13) siège sur...

L’auteur de cette inscription affirme que Hadad le précéda, vraisemblablement dans la bataille. Hadad était le dieu araméen de la tempête et il est probable que le possesseur de cette stèle fut un Araméen. Qu’il ne soit pas le roi, c’est évident d’après la ligne6 où il fait allusion à “mon roi.” Il est soit un chef militaire soit un roi vassal, adorateur de Hadad et subordonné du roi de Damas. Cependant, les lignes 8 et 9 sont les plus importantes car elles mentionnent Israël et “la Maison de David.” C’est la première référence à l’expression “Maison de David” en dehors de la Bible.

En se fondant sur la forme des lettres, Biran a suggéré que l’inscription remonterait à la première moitié du 9e siècle av. J. C. De plus, la poterie trouvée au-dessous du fragment indique aussi qu’elle ne peut être plus tardive que le milieu du 9e siècle av. J. C., ce qui permet de penser que cette stèle fut érigée quelques dizaines d’années plus tôt.

Parce que l’inscription est fragmentée, nous ne connaissons pas les noms du roi d’Israël ou de Juda. Cela se complique encore avec la disparition du nom du roi araméen. Il est donc difficile de reconstituer l’histoire exacte des événements avec certitude et d’établir un lien solide avec la Bible. Cependant, il est possible que Dan ait vécu des années de troubles approximativement entre 885 av. J. C., quand ce territoire fut pris par Ben-Hadad I (1 Rois 15 : 20), et 855 av. J. C., quand Ben-Hadad II le rendit à Achab (1 Rois 20 : 34).

Peu de temps après la prise de Dan par Ben-Hadad, il est possible qu’Israël ait repris le contrôle de Dan, qu’au début du règne d’Achab Dan fut de nouveau occupé par les Araméens (probablement par le possesseur de la stèle) et que Ben-Hadad II le rendit plus tard à Achab. Il se peut qu’à ce moment-là Achab ait détruit le monument et qu’il en ait utilisé certains morceaux comme matériau de construction. Ceci, cependant, n’est qu’une reconstitution hypothétique et d’autres fragments de la même stèle seraient nécessaires pour avoir une meilleure idée des événements historiques liés à l’ancien territoire de Dan.

Les rouleaux d’argent

Entre 1975 et 1980, Gabriel Barkay8 découvrit un certain nombre de tombes à Jérusalem. La plupart, cependant, avaient été pillées longtemps auparavant sauf une, la n° 25. La tombe fut datée de la fin du 7e ou du début du 6e siècles av. J. C., juste avant l’exil. La tombe contenait des restes de squelettes de 95 personnes, 263 vases de terre cuite intacts, 101 bijoux (95 d’argent et 6 d’or), de nombreux objets en os et ivoire et 41 pointes de flèches de bronze et de fer. De plus, il y avait deux petits rouleaux d’argent, bien enroulés. L’un d’eux avait environ 2,5 cm de longueur et 1 cm d’épaisseur, alors que l’autre avait 1,2 cm de longueur et 0,5 cm d’épaisseur. On supposa que ces rouleaux avaient servi d’amulettes et qu’ils contenaient quelque inscription.

Après avoir déroulé et nettoyé les rouleaux, on constata que l’inscription contenait des passages de Nombres 6 : 24-26 : “Que Yahweh te bénisse et qu’il te garde; que Yahweh fasse briller sa face sur toi,... et te donne sa paix.” Cette inscription est l’une des plus anciennes et des mieux préservées qui contiennent le nom de Yahweh.

L’inscription d’Hérode

En 1996, Ehud Netzer découvrit à Massada un morceau de poterie brisée porteur d’une inscription, appelé ostracon. Ce morceau portait le nom d’Hérode et faisait partie d’une amphore utilisée pour le transport (probablement du vin), datée d’environ 19 av. J. C.

L’inscription est en latin et dit : “Hérode le Grand Roi des Juifs (ou de Judée).” C’est la première qui mentionne le titre entier du roi Hérode.

Le bateau de Galilée

A cause d’une forte sécheresse en 1985 et 1986, le niveau de la Mer de Galilée s’abaissa de manière importante. Shelley Wachmann, expert en antiquités sous-marines, organisa une fouille7 pour récupérer ce qui ressemblait à la silhouette d’un bateau. Après plusieurs jours de lutte contre les eaux montantes de la mer, le bateau fut entièrement dégagé et retiré avec succès pour qu’il soit conservé.

Pendant la fouille, les archéologues trouvèrent plusieurs objets (vases de terre cuite, pointes de flèches, pièces) dans le bateau et à l’entour. Un examen des objets suggère une date approximative pour le bateau: il pourrait avoir été utilisé entre la fin du 1er siècle av. J. C. et la seconde moitié du 1er siècle de notre ère. En plus de la datation par les objets, les fouilleurs envoyèrent des échantillons de bois dans un laboratoire pour une datation au carbone 14. Ces tests donnèrent un âge similaire.

Selon l’historien Josèphe, cette partie de la Palestine connut de graves troubles et la destruction pendant la première révolte des Juifs (67-70). Au cours de la première année de la révolte, les Juifs constituèrent une flotte de bateaux de pêche à Magdala. Après la prise de Tibériade par Vespasien, les Romains construisirent un camp fortifié entre Tibériade et Magdala. Une nuit, les Juifs lancèrent une attaque surprise, puis se replièrent sur la Mer de Galilée. Le jour suivant, la flotte romaine attaqua les Juifs sur mer, les repoussant sur les rives, où ils furent massacrés. De nombreux bateaux juifs coulèrent. Le nombre des morts a été estimé à 6 700.

Le vaisseau avait 8 m de longueur, 2, 3 m de largeur et 1,4 m de hauteur. Les archéologues pensent qu’il pouvait transporter jusqu’à 15 personnes. Un bateau comme celui-ci aurait pu facilement recevoir Jésus et ses disciples dans leurs nombreuses traversées de la Mer de Galilée.

Le nom de Caïphe sur un ossuaire

En novembre 1990, un tombeau fut découvert dans la Forêt de la Paix, au sud de Jérusalem. Les fouilleurs trouvèrent plusieurs ossuaires ou urnes à ossements,8 certains renversés (signe qu’on était entré par effraction dans le tombeau), d’autres cependant toujours en place. La fouille a livré des os provenant de 6 individus : deux enfants (de 2 à 5 ans), un garçon (15 ans), une femme adulte et un vieil homme (environ 60 ans). A l’époque de Jésus, les Juifs avaient l’habitude d’utiliser ces ossuaires comme réceptacle funéraire secondaire pour les restes de leurs morts. Les corps étaient placés dans un caveau pour la décomposition, puis les os étaient mis dans une urne appelée ossuaire.

Deux de ces ossuaires avaient un couvercle. Ces couvercles taillés dans le calcaire avaient une plus grande importance que les autres car ils portaient le nom de Caïphe sur le côté le plus étroit de chaque urne. L’une de ces urnes était magnifiquement sculptée, indiquant qu’elle appartenait à quelqu’un d’important et riche. On y lit l’inscription: “Joseph, fils de Caïphe.” Ceci n’indique pas forcément que Caïphe fut le parent immédiat de Joseph. Caïphe peut désigner un nom de famille, qui servait de patronyme pour la famille de Joseph.

Les os du vieil homme étaient probablement ceux de l’homme répondant au nom de Joseph. Malheureusement, la Bible ne révèle pas le vrai nom du souverain sacrificateur de l’époque du jugement de Jésus. Elle ne nous donne que le nom grec de Caïphe. Cependant Josèphe mentionne le nom entier: Joseph Caïphe, qui fut souverain sacrificateur à Jérusalem de 18 à 36.

L’implication de l’université Andrews

L’université Andrews a entrepris des fouilles en Palestine depuis la fin des années 60, époque où Tell Hesban fut exploré sous la direction du regretté Siegfried Horn. Après que les fouilles furent terminées à la fin des années 70, l’équipe de l’université Andrews commença une autre campagne baptisée MPP (Madaba Plains Project). Le principal objectif en était Tell el-Umeiri, un site se trouvant au sud d’Amman, capitale de la Jordanie. Pendant la première saison de fouille en 1984, une bulle intéressante fut trouvée. On y lit simplement : “Appartenant à Milkom’or le serviteur de Ba’alyassa.” Dans la Bible hébraïque le même nom est orthographié un peu différemment (Ba’alis). Il n’est mentionné qu’une fois et représente le nom d’un roi ammonite (Jérémie 40 : 14). Avant cette découverte, Ba’alyassa (Ba’alis) n’était connu que d’après le texte biblique.

Tell el-Umeiri fut l’une des villes des Rubénites. Après plusieurs saisons, les fouilleurs dégagèrent un système de fortifications composé d’une double enceinte, d’un rempart et d’un fossé à sec à la base du site. Cette fortification du début du premier Age du Fer (vers 1200 av. J. C.) est la mieux préservée de toute la Palestine.

En plus de Tell el-Umeiri, l’équipe du MPP a commencé à fouiller un autre site important, Tell Jalul, en 1992. C’est l’un des sites les plus étendus de Transjordanie. Après plusieurs saisons de fouilles, l’équipe exhuma une route pavée menant aux portes de la ville (9e-8e siècles av. J. C.) et un grand bâtiment à colonnes (7e-6e siècles av. J. C.) supposé être un entrepôt. Il est possible que ce site soit Hechbôn du roi Sihôn, détruite par les Israélites à l’époque de la conquête.

Les découvertes archéologiques comme celles-ci, faites ces dernières années, continuent d’enrichir notre compréhension de la Bible et de raffermir notre confiance dans son contenu comme document historique digne de confiance.

Né en Croatie, Zeljko Gregor (Ph. D., Andrews University) est un spécialiste de l’archéologie biblique. Il a récemment écrit plusieurs articles pour le “Dictionary of the Bible” édité chez Eerdmans (1997). Son adresse: 4766-1 Timberland ; Berrien Springs, MI 49103 ; U.S.A. Son adresse e-mail: INTERNET: gregor@ andrews. edu.

Notes et références

  1. Josette Elayi, « Name of Deuteronomy’s Author Found on Seal Ring », Biblical Archaeology Review 13 (1987), p. 54-56.
  2. Yigal Shiloh, « A Group of Hebrew Bullae From the City of David », Israel Exploration Journal 36 (1986), p. 36-38.
  3. Hershel Shanks, « Fingerprint of Jeremiah’s Scribe », Biblical Archaeology Review 22 (1996), p. 36-38.
  4. Andre Lemaire, « Name of Israel’s Last King Surfaces in a Private Collection », Biblical Archaeology Review 21 (1995), p. 48-52.
  5. Avraham Biram et Joseph Naveh, « An Aramaic Stele Fragment from Tel Dan », Israel Exploration Journal 43 (1993), p. 81-98.
  6. Gabriel Barkay, Ketef Hinnom : A Treasure Facing Jerusalem’s Walls (Jerusalem : The Israel Museum, 1986).
  7. Shelley Wachmann, « The Galilee Boat », Biblical Archaeology Review 14 : 5 (1988), p. 18-33 ; et Claire Peachey, « Model Building in Mautical Archaeology : The Kinnereth Boat », Biblical Archaeologist 53 : 1 (1990), p. 46-53.
  8. Zvi Greenhut, « Burial Cave of the Caiaphas’ Family », Biblical Archaeology Review 18 : 5 (1992), p. 29-36 ; et Ronny Reich, « Caiaphas’ Name Inscribed on Bone Box », Biblical Archaeology Review 18 : 5 (1992), p. 38-44.