Dinosaures : les questions que se posent les chrétiens

Le jeune Matthieu, fasciné, ne pouvait en croire ses yeux ! Là, au zoo de Fort Worth, en face de lui, se tenait Cera, son dinosaure favori, de son film favori : The Land Before Time. Il le regardait fixement. Ses parents, quelque peu consternés de voir qu’il préférait regarder ce modèle mécanique plutôt que des animaux vivants, lui dirent avec insistance qu’il était temps d’aller ailleurs. Il demanda plus de temps en se lamentant : « Mais je l’aime ! » Empoigné fermement par ses parents, il sanglota : « Cera, je t’aime ! » tandis qu’il était entraîné au loin. Un tel attachement des enfants aux dinosaures peut s’estomper avec le temps chez beaucoup, mais certains gardent toute leur vie un amour pour ces créatures fascinantes.

Les enfants de la communauté chrétienne ne font pas exception. Cependant, chez les plus conservateurs, sont soulevées nombre de questions s’appuyant sur la théologie qui deviennent problématiques à mesure que les enfants mûrissent. Toutes se concentrent en une seule question : comment les dinosaures s’intègrent-ils dans une vision biblique du monde ?

Actuellement, les données sur les restes de dinosaures s’accumulent : os, dents, pistes, œufs, embryons, empreintes de peau et excréments. Apparemment, ces animaux terrestres avaient plusieurs formes et tailles. L’information que nous avons suggère des populations actives et se reproduisant à grande échelle1. Vu l’accumulation des indices, il est difficile de soutenir que les dinosaures n’ont jamais existé. Cependant, certaines personnes ont cette conception, non pas parce qu’elles pensent que les scientifiques ont inventé ces créatures pour nous tromper, mais parce qu’elles ne peuvent concilier l’existence des dinosaures avec leur compréhension de la nature de Dieu. Les chrétiens ressentent donc le besoin d’approfondir la signification de ces animaux dans le cadre de la vision biblique de l’histoire de la terre.

Ce dilemme s’exprime souvent ainsi : « Je ne peux pas croire que Dieu ait placé le Tyrannosaurus rex dans le jardin d’Éden. » Pour d’autres, les dinosaures sont « si laids » qu’ils ne peuvent croire qu’un Dieu aimant et compatissant ait créé une « machine à tuer » si féroce. Pourtant, ces individus acceptent la création par Dieu des lions. On peut alors se demander quelle est la différence entre un Tyrannosaurus rex et un lion. Il y a évidemment bien des différences, mais la question est celle de la prédation dans le jardin d’Éden – et il se trouve que tous deux sont carnivores. Même si les chrétiens biblistes croient que Dieu a créé un « type » de félin, ils supposent que les félins n’étaient pas carnivores dans le jardin d’Éden, au moins jusqu’au péché d’Adam et Ève. Il semble logique qu’un tel argument puisse aussi s’appliquer aux dinosaures carnivores.

Ce qui paraît être une question plutôt simple devient très complexe quand on aborde les points qui s’y rattachent. Nous examinerons ces points dans les questions suivantes.

Les dinosaures ont-ils réellement existé ?

Quelques os dispersés ne suffiraient pas pour conclure que les dinosaures ont réellement existé. Cependant, les archives des ossements de dinosaures sont très importantes et la diversité des dinosaures accroît notre compréhension de ces créatures. Des pistes bien conservées et des œufs avec embryons indiquent que les dinosaures étaient bien vivants, se déplaçaient et se reproduisaient2. Les pistes sont l’argument le plus fort en faveur de leur existence.

Les archives des roches du monde entier nous fournissent des informations fascinantes susceptibles de répondre à nos questions. Les scientifiques trouvent dans ces roches de vastes dépôts d’ossements de dinosaures. La matière osseuse semble avoir été remplacée par des minéraux permettant son observation. Des os transformés en roche sont appelés fossiles. S’ils disposent de matériel fossile suffisant, les scientifiques peuvent reconstituer l’animal. En 1990, les scientifiques avaient reconstitué 197 squelettes complets de dinosaures3. On en a trouvé plus depuis.

En étudiant les os, les scientifiques ont aussi développé un système de classification à partir de différentes structures osseuses propres à ce groupe d’animaux. Par exemple, les crânes de dinosaures ont des ouvertures qu’on ne trouve pas chez les reptiles et les mammifères ; la cheville se compose d’une articulation simple ; les vertèbres sont différentes de celles des autres organismes4. L’examen de la structure interne des os suggère que les dinosaures forment un groupe unique d’animaux, très distinct des mammifères et des reptiles. La structure osseuse montre souvent un remplacement minéral et une conservation cellule par cellule lors de la fossilisation5. Chez les fossiles, nous pouvons ainsi observer des stries d’accroissement et des vésicules dans les os. Cette combinaison de caractéristiques ne se retrouve pas chez les reptiles ou les mammifères ; elle est propre aux dinosaures, bien que certains affirment qu’il y a des similarités entre les Cœlophysidés et les oiseaux.

Les dinosaures ont été classés dans deux groupes distincts en fonction de la structure de leur bassin. Le premier groupe, avec un bassin de reptile, se compose des Théropodes, ou dinosaures carnivores, et des Sauropodomorphes, grands dinosaures bâtis comme des ponts suspendus avec un long cou et une longue queue. Le second groupe contient tous les autres dinosaures qui ont une hanche comme celle des oiseaux. Malgré les similitudes avec d’autres animaux, la structure du bassin leur est cependant propre6.

Les problèmes dans la classification des dinosaures viennent des difficultés à distinguer le genre de l’espèce. En 1990, sur 285 genres de dinosaures, 45 % n’étaient identifiés que par un seul os. Avec de telles identifications, beaucoup restent sceptiques. Les chercheurs sont aussi préoccupés par cette classification parce que trop de genres n’ont qu’une seule espèce. Ils suspectent que certains de ces genres sont en réalité des espèces appartenant à un seul genre7. Malgré ces difficultés, un matériel considérable montre qu’il y a eu une grande diversité de dinosaures.

Ces caractéristiques suggèrent que les dinosaures étaient des créatures uniques et, en tant que telles, pourraient bien représenter un « type » génésiaque. La diversité, la répartition et la combinaison des caractéristiques des dinosaures font penser à des croisements possibles, comme chez les chiens et les fleurs ; cependant la variation des espèces est beaucoup plus facile à réaliser que la variation qu’on trouve parmi les familles de dinosaures et que la formation d’une nouvelle classe d’organismes.

Pour ceux qui croient que les os de dinosaures sont des faux, il y a d’autres données qui suggèrent le contraire. Des ossements ont été trouvés au-dessus d’empreintes de peau. Ces fossiles nous fournissent des informations supplémentaires sur l’apparence de ces organismes. Si les os sont une mystification, il a fallu que quelqu’un introduise à grand-peine des empreintes de peau fossile dans le dépôt.

Si c’est une mystification, le mystificateur a dû aussi laisser des traces. L’information tirée des traces est très intéressante8. Les traces apparaissent avec des tailles et des formes variables. Quand la piste a une longueur suffisante, la foulée et la démarche du dinosaure peuvent être déterminées. La plupart des pistes indiquent que les dinosaures marchaient plutôt qu’ils ne courraient et qu’ils semblaient boiter. Il est difficile de déterminer pourquoi ils boitaient. Ils ont pu être blessés, transporter leurs jeunes ou de la nourriture. Quelle que soit l’explication, la présence de pistes confirme que les dinosaures étaient réellement vivants et se déplaçaient. Il est intéressant de noter que les chercheurs n’ont pas encore trouvé de dinosaures « morts sur leurs traces ». Les couches à ossements de dinosaures se trouvent au-dessus ou au-dessous, mais pas avec les pistes.

Certaines pistes ont de grandes traces entourant de plus petites9. Cela suggère un « troupeau » de dinosaures. Certains chercheurs supposent que ces troupeaux suivaient une route migratoire. D’autres peuvent ne pas être d’accord avec cette conclusion. Dans le contexte de l’histoire biblique de la terre, le déplacement des dinosaures peut refléter une réaction de survie et des facteurs de stress liés à une modification de la terre avec la montée des eaux et les pluies diluviennes.

Enfin, il y a des indices de reproduction chez les populations de dinosaures. Des nids, des œufs, des embryons et des jeunes ont été signalés10. Il y a plus de 200 gisements d’œufs dans le monde. Les indices de nids in situ ne sont pas aussi abondants. Les embryons et les jeunes sont très rares. L’existence de ces dépôts indique qu’au moins certains dinosaures étaient en train de se reproduire.

Les chercheurs ne peuvent pas toujours dire par quel dinosaure un œuf a été pondu. Au début du XXe siècle, les œufs trouvés en Mongolie ont été attribués au Protocératops, le dinosaure herbivore dominant de la région11. Puis, à la fin des années 1990, un autre nid a été trouvé avec des os du petit prédateur, l’Oviraptor, recouvrant les œufs. De plus, un embryon d’Oviraptor a été découvert en scannant un œuf. Les dépôts de Mongolie soulèvent de nombreuses questions. Pourquoi l’Oviraptor couverait-il un nid alors qu’il se faisait recouvrir par une tempête de sable ? Ou s’est-il noyé dans un étang interdunaire pendant un orage soudain L’Oviraptor couvait-il le nid parce qu’il était à sang chaud ? Combien d’Oviraptors ont couvé les œufs ? Combien de « nids » y avait-il ?

Beaucoup de questions subsistent sur les caractéristiques des dinosaures, mais le vaste ensemble de données à notre disposition confirme qu’ils ont bien existé.

Quand les dinosaures ont-ils vécu ?

L’époque où les dinosaures ont existé n’est pas établie de manière définitive. Ils se trouvent dans les couches mésozoïques (Secondaire). Les âges radiométriques des couches de cendres volcaniques mêlées à des laves indiquent qu’ils ont vécu il y a 65 à 225 millions d’années, bien au-delà des âges bibliques.

Les premiers os de dinosaures dans les couches géologiques se trouvent dans la même unité, au Carnien (Trias), sur quatre continents12. Cette apparition diversifiée et vaste des dinosaures dans les archives fossiles s’explique difficilement par la théorie actuelle de l’évolution. Cette difficulté est rarement portée à l’attention du public, ce qui n’est pas étonnant puisque personne n’aime parler de ce qu’il ne connaît pas.

Il est important de se rappeler que les âges radiométriques ne sont pas des données (des faits) ; ils sont calculés à partir de la répartition des éléments radioactifs des roches13. Le temps n’est pas mesuré directement ; c’est un exposant dans la formule donnant la pente de la courbe générée par la répartition des isotopes. Cette répartition est fondée sur les propriétés physiques et chimiques de la roche fondue. Par conséquent, le récit biblique de l’histoire de la terre est une source aussi légitime de données concernant le temps.

En résumé, de même que les scientifiques croient avoir une manière fiable de mesurer le temps dans les roches, beaucoup de chrétiens croient avoir une source fiable d’information (la Bible) sur l’âge de la vie sur terre. Préciser l’âge des dinosaures reste donc sujet à controverse.

Les dinosaures et les humains ont-ils vécu ensemble ? Comment ?

La croyance que les dinosaures et les humains ont vécu ensemble ne repose pas sur une preuve scientifique (il n’y en a pas), mais sur la confiance dans la parole divinement inspirée. La croyance que Dieu a créé tous les êtres vivants, qu’ils étaient bons et que « le sang n’a pas été versé » (prédation) sur la terre avant le péché de l’homme pousse beaucoup de gens à penser que les dinosaures et les humains ont pu vivre ensemble en paix.

Il est important de noter que tous les dinosaures n’étaient pas des grands carnivores14. La moitié des familles de dinosaures étaient de la taille d’une girafe mâle adulte (environ 7 mètres) ou plus petits, certains de la taille d’un grand chien ou d’une dinde sauvage. De plus, la plupart des dinosaures étaient herbivores.

Satan est-il d’une manière ou d’une autre à l’origine des dinosaures ?

Satan a-t-il altéré l’ADN de certains animaux pour produire les dinosaures ? Les humains sont-ils à l’origine des dinosaures ? Les humains ont-ils créé génétiquement les premiers dinosaures ? La réponse à ces questions, d’après moi, est non. Les dinosaures étaient des organismes particuliers. Ils avaient des structures et des caractéristiques qui leur étaient propres. Cela signifie que leur origine a exigé plus qu’un mélange ou une altération ; il a fallu une information nouvelle, une activité créatrice qui, pour la plupart des chrétiens, réside dans la seule puissance de Dieu.

Les dinosaures sont-ils issus du croisement d’autres animaux ?

Le croisement suggéré par certains chrétiens pour obtenir des dinosaures exige des descendants viables d’un mélange de mammifères et de reptiles, deux phylums distincts. Actuellement, il est impossible de croiser des phylums. Le croisement d’espèces est assez commun ; cependant, il y a des limites15.

Dieu a-t-il réellement créé les dinosaures ?

Pourquoi un Dieu aimant aurait-il créé le Tyrannosaurus rex ? Ce dinosaure a-t-il vécu dans le jardin d’Éden ? Il est raisonnable de supposer, à partir des données (faits) que nous avons, que Dieu a créé un ou des types fondamentaux de dinosaures. De plus, une variété de Théropodes, pouvant inclure le Tyrannosaurus rex, pourrait avoir existé dans le jardin d’Éden.

Cependant, étant donnée la perspective théologique de la plupart des chrétiens croyant à la Bible, il serait difficile de croire que les animaux en Éden étaient carnivores. L’altération de leur régime aurait eu lieu après la chute, tout comme les épines et les chardons apparurent après le péché d’Adam et Ève.

Quelle est la cause de la mort des dinosaures ?

De nombreuses théories ont été proposées sur la mort des dinosaures16 : (1) un changement drastique de climat dû à un impact d’astéroïde ou à un volcanisme accru, ou les deux ; (2) une rupture de la chaîne alimentaire ou (3) l’évolution des dinosaures en oiseaux. De nombreux chrétiens ne croient pas que les dinosaures aient évolué en oiseaux et les indices de rupture de la chaîne alimentaire se sont avérés difficiles à établir.

La destruction des dinosaures par le déluge de la Genèse est la conception biblique soutenue par de nombreux chrétiens. Indépendamment de la question du temps, l’enfouissement des dinosaures dans divers sédiments dans le monde entier17 est cohérent avec le récit biblique. De plus, vu la complexité du déluge, des impacts d’astéroïdes et un volcanisme accru peuvent avoir joué un rôle dans la destruction de la terre et de ses organismes.

Si les dinosaures ont été créés par Dieu, pourquoi ont-ils disparu ?

Des quantités d’organismes, que les chrétiens croient avoir été créés par Dieu, ont disparu. Les systèmes marins ont changé de manière dramatique par rapport à ceux du monde antédiluvien. Les populations d’insectes, les amphibiens, les reptiles et les mammifères sont radicalement différents. Tout ce que Dieu a créé n’a pas survécu jusqu’à aujourd’hui. Ce ne fut probablement pas le choix de Dieu, mais plutôt le résultat du péché.

Dieu a agi continuellement tout au long du récit de la Genèse pour préserver la vie. Malheureusement, tout ce qui a été sauvé n’a pu survivre dans le monde postdiluvien.

Y a-t-il eu des dinosaures dans l’arche ?

Au moins la moitié des familles de dinosaures ont pu être dans l’arche. Elles étaient sûrement assez petites. De plus, il est important de se rappeler que chaque espèce n’était pas obligatoirement dans l’arche. Seuls les types représentatifs fondamentaux étaient nécessaires, parce que nous reconnaissons qu’il y a variation à l’intérieur au moins des genres (groupes d’espèces). Cependant il ne faut pas oublier qu’il n’y a pas de données scientifiques soutenant cette idée. La croyance que des dinosaures ont été dans l’arche de Noé est une profession de foi.

Conclusion

Certains peuvent penser que ces questions sont ridicules. Cependant, les chrétiens se posent beaucoup de questions parce qu’ils désirent une explication de la nature qui soit cohérente avec le récit biblique de l’histoire de la terre. Bien que les réponses données ici puissent ne pas satisfaire entièrement tout le monde, elles fournissent au moins une base pour la discussion et une étude ultérieure.

Il y a encore beaucoup à connaître sur les merveilles de l’œuvre créatrice de Dieu — à la fois avant et depuis l’entrée du péché dans notre système — et la promesse divine est que nous apprendrons cela du Maître éternel lui-même sur la nouvelle terre. D’ici-là, en tant que chrétiens, nous sommes obligés de chercher et d’étudier l’histoire de la terre avec l’aide divine, guidés par le récit biblique et inspirés par le Saint-Esprit.

Elaine Graham-Kennedy (doctorat de l’université de Californie du Sud) est une géologue qui a centré sa recherche sur le Grand Canyon en Arizona et sur la Patagonie en Argentine. Elle étudie actuellement une couche à ossements de dinosaures dans l’Est du Wyoming et enseigne la géologie à l’université adventiste Southwestern, au Texas. Elle a récemment publié Dinosaurs : Where Did They Come From… And Where Did They Go ? (Boise, Idaho : Pacific Press Publishing Association, 2006), disponible sur http://www.adventistbookcenter.com. Courriel : elainekennedy@gmail.com.

RÉFÉRENCES

  1. K. Carpenter, K. Hirsch, and J. Horner, Dinosaur Eggs and Babies (New York: Cambridge University Press, 2000), p. 372.
  2. M. Lockley, Tracking Dinosaurs (New York: Cambridge University Press, 1991), p. 238.
  3. D. Lambert and the Diagram Group, Dinosaur Data Book (New York: Avon Books, 1990), p. 320.
  4. A. Romer, Vertebrate Paleontology (Chicago: University of Chicago Press, 1966), p. 468.
  5. A. Chinsamy-Turan, The Microstructure of Dinosaur Bone (Baltimore: Johns Hopkins University Press, 2005), p. 216.
  6. Romer, pp. 148-163.
  7. P. Dodson, “Counting Dinosaurs: How Many Kinds Were There ” Proceedings of the National Academy of Sciences 87 (1990), pp. 7608-7612.
  8. Lockley, pp. 61-70.
  9. Ibid., pp. 71-82.
  10. Carpenter, et al., p. 372.
  11. http://www.dinosaur-world.com/feathered_dinosaurs/oviraptor_philocerataops.htm.
  12. A. Hunt, “Synchronous First Appearance of Dinosaurs Worldwide During the Late Triassic (Late Carnian: Tuvalian),” Geological Society of America, Abstracts with Program (1991), p. A457.
  13. G. Faure, Principles of Isotope Geology (New York: John Wiley and Sons, 1986), p. 608.
  14. Lambert, et al., p. 320.
  15. http://origins.swau.edu/papers/evol/gibson/default.html: Paper by J. Gibson, “Creation and Evolution: A Look at the Evidence” (1999).
  16. http://www.priweb.org/ed/ICTHOL/ICTHOL04papers/04.htm: Anonymous paper summing up a variety of explanations given for the extinction of dinosaurs.
  17. Lambert, et al., pp. 230-261.