La Genèse, la création et le déluge planétaire

Tout indique que la semaine de la création décrite dans la Genèse est un événement récent, survenu il y a quelques milliers d’années, et non pas éloigné de centaines de milliers d’années.

La Genèse (ch.1–11) enseigne-t-elle vraiment une semaine littérale et récente de sept jours consacrés à la création, ainsi qu’un déluge planétaire ? Dans cet article, je souhaite partager un condensé des éléments bibliques m’amenant à répondre à cette question d’un « Oui ! » sans appel1. Pour ce faire, je vais aborder brièvement, l’une après l’autre, les trois composantes majeures de la question.

1. Le récit des origines proposé par la Genèse est-il la description d’une semaine littérale de sept jours ?

Le texte même de la Genèse comporte-t-il la moindre indication qu’il ait été prévu, en tant que compte rendu de la création, pour être pris au sens propre ? Tel est bien le cas. Premièrement, le genre littéraire de Genèse 1–11 implique une nature littéralement historique du récit de la création. Nombre de chercheurs ont montré que la catégorie de genre de texte convenant le mieux à cette partie de l’Écriture est la « prose narrative historique »2. Il n’y a aucun indice, dans les récits de Genèse 1 et 2, suggérant qu’il faille les prendre comme une forme de littérature non littérale, « au second degré », symbolique/métaphorique, ou « métahistorique ».

Deuxièmement, la structure littéraire de l’ensemble de la Genèse indique la nature intentionnellement littérale des récits de création qui y sont formulés. Il est généralement admis que dans sa totalité, la clé de la structure du livre de la Genèse est fournie par le mot hébreu toledot (« générations, histoire »), que l’on retrouve dans chaque section du livre (soit 13 fois). Ailleurs dans l’Écriture, ce mot toledot est employé dans l’exposition de généalogies voulant rendre compte avec exactitude du temps et de l’histoire. L’usage de toledot dans Genèse 2.4 montre que l’intention de l’auteur est que l’histoire de la création soit aussi littérale que le reste des récits figurant dans la Genèse.

Troisièmement, la formule, « il y eut un soir et il y eut un matin », placée en conclusion de chacun des six jours de la création, sert à définir clairement la nature de ces « jours » comme autant de périodes de 24 heures littérales. Invariablement, et sans exception dans l’Ancien Testament en dehors de

Genèse 1, les références à « soir » et « matin » (57 fois), signalent un jour littéral de 24 heures.

Quatrièmement, les occurrences du mot hébreu yom, « jour », en conclusion de chacun des six jours de création de Genèse 1 sont toutes reliées à un adjectif ordinal (« un [premier] jour », « deuxième jour », « troisième jour », etc.). Si on les compare aux occurrences du même terme ailleurs dans l’Écriture (359 fois) on s’aperçoit qu’un tel usage signale toujours des jours littéraux.

Cinquièmement, dans le commandement relatif au sabbat (Exode 20.8–11), en calquant explicitement la semaine de six jours de travail de l’humanité sur la semaine de six jours de travail accomplie par Dieu lors de la création, avant de faire de même pour le sabbat que l’humanité doit observer chaque semaine, calqué sur le premier sabbat ayant conclu la semaine de création, le divin législateur signifie sans la moindre ambiguïté que cette toute première semaine fut une semaine littérale, formée de sept jours consécutifs et contigus de 24 heures chacun.

Sixièmement, Jésus et tous les rédacteurs du Nouveau Testament se réfèrent à Genèse 1-11, avec la présupposition qu’ils y trouvent un récit historique littéral et fiable. Chaque chapitre de Genèse 1-11 fait l’objet d’une référence dans le Nouveau Testament, et Jésus lui-même se réfère à Genèse 1, 2, 3, 4, 5, 6 et 7 3.

Septièmement et finalement, ceux qui admettent le caractère inspiré des écrits d’Ellen White y trouvent l’attestation sans équivoque que Genèse 1 et 2 décrivent une semaine aussi littérale que le sont actuellement les nôtres. Ellen White écrit ce qui lui fut montré en vision : « Je fus alors ramenée à la création et on m’a montré que la première semaine pendant laquelle Dieu accomplit l’œuvre de création en six jours et se reposa le septième jour, avait été pareille à n’importe quelle autre semaine… Dieu nous donne le produit de son ouvrage à la fin de chaque jour littéral. »4

2. La semaine de la création est-elle récente ou éloignée dans le temps ?

L’Écriture ne nous donne aucune information sur le temps écoulé entre notre époque et le moment où Dieu a créé l’univers dans sa totalité. Mais des éléments suggèrent avec force que la semaine de création narrée dans Genèse 1.3 à 2.4 est récente, située à un certain point des derniers milliers d’années, et non il y a des centaines de milliers, des millions, voire des milliards d’années. On en trouve la preuve principalement dans les généalogies de Genèse 5 et 11, uniques en leur genre, sans parallèle parmi les autres généalogies de la Bible ou d’autres documents du Proche-Orient ancien5.

À la différence des autres généalogies, à qui il arrive (assez souvent même) de présenter des lacunes, les « chrono-généalogies » de Genèse 5 et 11 recèlent des indices signifiant qu’il faut y voir des généalogies complètes, sans lacunes. Ces traits caractéristiques uniques, imbriqués, soulignent intentionnellement la durée chronologique et indiquent clairement qu’il ne manque aucun patriarche dans la série de tous ceux qui sont mentionnés. Un patriarche vivait pendant x années, engendrait un fils, puis il vivait encore pendant y années et engendrait d’autres fils et filles, et la durée totale de vie de ce patriarche était de z années. Ces caractéristiques étroitement imbriquées rendent virtuellement impossible de prétendre que ces généalogies pourraient souffrir de lacunes générationnelles significatives. En fait, elles ont plutôt pour objet de présenter une séquence temporelle complète de pères en fils biologiques directs tout au long de la suite généalogique qui va d’Adam à Abraham.

S’il fallait prouver encore mieux l’absence de lacunes majeures dans les généalogies de Genèse 5 et 11, la forme grammaticale hébraïque du verbe engendrer (yalad dans l’Hifil) figurant tout au long de ces deux chapitres, est la forme causative spéciale qui fait référence, partout ailleurs dans l’Ancien Testament, à une descendance physique directe – en d’autres termes, à un lien biologique entre père et fils (Genèse 6.10 ; Juges 11.1 ; 1 Chroniques 8.9 ; 14.3 ; 2 Chroniques 11.21 ; 13.21 ; 24.3). Cela s’oppose à l’emploi de yalad dans la simple forme dite « Qal » dans de nombreuses autres généalogies bibliques, où il peut être question de paternités autres que directs et physiques d’une progéniture propre. Genèse 5 et 11 révèlent clairement un souci certain de complétude, d’exactitude et de précision de la durée.

Il existe plus d’une version textuelle des données chronologiques figurant dans ces deux chapitres : celle du texte dit « massorétique » (hébraïque), celle des Septante (traduction grecque) et celle du Pentateuque samaritain. Le consensus des scientifiques est que le texte massorétique a préservé les chiffres originaux dans leur forme la plus pure, alors que la Septante et la version samaritaine les ont délibérément schématisés pour des raisons théologiques. Mais quel que soit le texte choisi, on ne constate qu’une divergence d’environ 1 000 ans.

Si l’on aborde la chronologie d’Abraham à nos jours, il y a désaccord, parmi les chercheurs qui croient en la Bible, à propos du séjour des Israélites en Égypte : a-t-il duré 215 ou 430 ans ? Et donc, faut-il placer Abraham au début du second ou à la fin du troisième millénaire av. J.-C. ? Mais à part cette divergence mineure, la chronologie de base, d’Abraham à nos jours, est clairement présentée dans l’Écriture, avec une durée totale de quelque 4 000 ans (+/- 200) seulement6.

La Bible propose donc une création (de la vie sur la terre) relativement récente, remontant à quelques milliers d’années seulement, et non à des centaines de milliers, voire à des millions/milliards d’années. Si des ambigüités mineures nous empêchent d’en déterminer la date exacte, il est clair que selon l’Écriture il n’y a pas d’équivoque quant au fait que la semaine de création en six jours se soit déroulée récemment.

3. Genèse 6–9 décrit-il un déluge planétaire ou local ?

Seul un déluge global correspond réellement à l’ensemble des données bibliques, position conforme à un corpus croissant de découvertes scientifiques7. Voici le condensé que je propose de 20 données bibliques faisant preuve d’un déluge mondial : 1o Tous les grands thèmes de Genèse 1-11 – création, chute, plan de rédemption, diffusion du péché – sont de portée universelle et appellent donc un jugement tout aussi universel, exprimé par le déluge ;

2o Les lignées généalogiques tant d’Adam (Genèse 4.17-26 ; 5.1-31) que de Noé (Genèse 10.1-32 ; 11.10-29) s’excluent mutuellement, indiquant qu’Adam fut bien le père de toute l’humanité d’avant le déluge alors que Noé le fut pour toute l’humanité d’après le déluge, avec pour évidente implication que toute l’humanité présente sur la planète, mais à l’extérieur de l’arche, périt dans le déluge ; 3o La même bénédiction divine et inclusive (« Soyez féconds, multipliez-vous ») est donnée aussi bien à Adam qu’à Noé (Genèse 1.28 ; 9.1), signifiant que ce dernier est un « nouvel Adam », chargé de repeupler le monde comme l’avait peuplé le premier Adam ; 4o L’alliance de Dieu et le signe de l’arc-en-ciel (Genèse 9.9-17) sont liés à l’étendue du déluge ; s’il ne s’agissait que d’une inondation locale, l’alliance ne serait qu’une alliance limitée ; 5o La fiabilité de la promesse divine (Genèse 9.15 ; cf. Ésaïe 54.9) est en jeu dans l’étendue mondiale du déluge, car s’il ne s’agissait que d’une inondation locale, alors Dieu renierait sa promesse à chaque nouvelle inondation localisée ; 6o L’universalité du déluge est soulignée par la taille énorme de l’arche (Genèse 6.14-15) et par l’obligation d’y faire entrer, pour les sauver, toutes les espèces d’animaux terrestres ayant souffle de vie (Genèse 6.16-21 ; 7.2-3) ; une arche aussi massive, remplie de spécimens de l’humanité et de toutes les espèces animales non aquatiques eût été inutile s’il ne s’était agi que d’un déluge local ; Noé, sa famille et les animaux auraient tout simplement pu s’échapper vers une autre région de la terre ; 7o Le fait que « toutes les hautes montagnes » de la terre d’avant le déluge (moins élevées que les massifs montagneux actuels surélevés après le déluge) aient été totalement recouvertes d’au moins 15 coudées d’eau (Genèse 7.19-20) est incompatible avec un simple déluge local, puisque l’eau se stabilise au même niveau sur toute la surface du globe ;

8o La longue durée du déluge (Noé restant dans l’arche pendant plus d’un an – Genèse 7.11-8.14) n’a de sens qu’avec un déluge planétaire ; 9o Les passages du Nouveau Testament relatifs au déluge emploient tous un langage d’universalité (ex. : « les emporte tous » [Matthieu 24.39] ; « les fit tous disparaître » [Luc 17.27] ; « il n’a pas épargné le monde ancien, …lorsqu’il a fait venir le déluge sur un monde d’impies » [2 Pierre 2.5] ; Noé « condamna le monde » [Hébreux 11.7]) ; 10o La typologie diluviale néotestamentaire suppose et dépend d’une étendue planétaire du déluge ; tout comme il y eut un déluge planétaire à l’époque de Noé, il y aura un jugement planétaire par le feu à la fin des temps (2 Pierre 3.6, 7).

Dix autres références bibliques, preuves d’un déluge global, apparaissent dans les nombreux termes ou expressions d’universalité que l’on trouve dans Genèse 6–9 et qui signalent l’ampleur planétaire du déluge : 11o Le mabbul (« inondation/déluge »), figurant 12 fois dans Genèse et une fois au Psaume 29.10, est un terme exclusivement réservé, dans la Bible hébraïque, au déluge de la Genèse, accordant ainsi à ce déluge-là une place à part, distincte de toutes les inondations locales et lui donnant donc un contexte planétaire ; 12o « La terre » (Genèse 6.12, 13, 17), sans descripteur limitatif, nous renvoie à la même expression dans le récit de la création globale (Genèse 1.1, 2, 10) ; 13o « Sur toute la terre » (Genèse 7.3 ; 8.9) fait écho à la même tournure dans le contexte global de la création (Genèse 1.29) ; 14o « Sur la terre » (Genèse 7.4, 23 ; 8.8), mis en parallèle avec « sur toute la terre » (Genèse 8.9), se rapporte à son emploi dans le contexte de la création globale (Genèse 2.6) ; 15o « Tous » et « tous les êtres vivants » (13 occurrences dans Genèse 6–9) sont accompagnés d’expressions rappelant la création globale des animaux et de l’humanité (Genèse 1.24, 30 ; 2.7); 16o « Toutes les sortes d’êtres vivants » (Genèse 6.19) correspond à l’expression voisine « tous les êtres que j’ai faits » (Genèse 7.4), cette dernière faisant spécifiquement référence à la création ; 17o « Tous les êtres [kol hayqum] » (Genèse 7.4, 23) est un des termes les plus inclusifs dont dispose le rédacteur hébreu pour signifier la totalité de la vie ; 18o « Tout ce … qui était sur la terre ferme » (Genèse 7.22) indique l’étendue planétaire du déluge, et précise que cette destruction mondiale s’est limitée aux créatures terrestres ; 19o « Sous le ciel » (Genèse 7.19) est une expression signifiant toujours l’universel dans d’autres passages de l’Écriture (voir par ex. Exode 17.14; Deutéronome 4.19) ; et 20o « Toutes les sources du grand abîme [tehom] » (Genèse 7.11 ; 8.2) fait écho à la même expression dans Genèse 1.2. Les nombreux liens avec la création globale de Genèse 1 et 2 montrent que le déluge est une « dé-création » eschatologique, graduelle, planétaire, suivie d’une « re-création » graduelle et planétaire. Il est difficile d’imaginer comment le rédacteur biblique pourrait avoir utilisé des expressions plus puissantes et plus explicites que celles-ci pour indiquer l’étendue planétaire du déluge de la Genèse.

4. Conclusion

Me basant sur le témoignage du compte rendu de la Genèse et sur les allusions faites ultérieurement à celui-ci dans la Bible, je ne peux que me joindre à la multitude de chercheurs, anciens et modernes – qu’ils soient critiques ou évangélistes – qui confirment le caractère littéral et historique de Genèse 1-11, avec sa description d’une semaine littérale de création composée de sept jours naturels de 24 heures, tous historiques, séquentiels et créatifs, ainsi que d’un déluge planétaire ayant frappé le monde entier.

Il y a quelques années, j’ai présenté une partie de ces références probantes dans un exposé lu lors d’une rencontre annuelle de l’Evangelical Theological Society (rassemblant des chercheurs évangélistes de nombreux pays). Suite à ma présentation, le professeur Gleason Archer, formé à Harvard et dont on a pu dire, qu’il était, jusqu’à son récent décès, le « doyen » des spécialistes de l’Ancien Testament, est venu vers moi et m’a confié à mi-voix : « Vous autres, les adventistes, êtes sans doute la seule Église qui continue officiellement et sans réserve de proclamer les vérités bibliques sur les origines de la terre. Je vous en prie, n’abandonnez pas cette ferme position en faveur d’une semaine de création littérale avec ses sept jours et d’un déluge planétaire. » J’ai pris à cœur son conseil et je prie que les lecteurs de cet article, ainsi que l’Église adventiste dans son ensemble, fassent de même !

Richard M. Davidson (docteur ès Lettres d’Andrews University), est professeur en interprétation de l’Ancien Testament et dirige le département d’Ancien Testament au Séminaire théologique adventiste, Andrews University, Berrien Springs, Michigan, U.S.A. Courriel : davidson@andrews.edu

RÉFÉRENCES

  1. J’ai traité plus en détail des principales questions bibliques relatives aux origines de la terre et à l’étendue du déluge de la Genèse dans plusieurs articles déjà publiés : « Au commencement : comment interpréter Genèse 1 », Dialogue 6.3 (1994) : 9–12 ; « Biblical Evidence for the Universality of the Genesis Flood », Origins 22.2 (1995) : 58–73 ; « The Biblical Account of Origins », Journal of the Adventist Theological Society 14.1 (Printemps 2003) : 4–43 ; et « The Genesis Flood Narrative : Crucial Issues in the Current Debate », Andrews University Seminary Studies 42.1 (2004) : 49–77. On trouvera ces articles sur mon site web : http://www.andrews.edu/~davidson
  2. Voir par ex. Walter Kaiser, « The Literary Form of Genesis 1-11 », in New Perspectives on the Old Testament, J. Barton Payne, dir., Waco, Texas, Word, 1970, p. 48-65 ; cf. John Sailhamer, Genesis Unbound, Sisters, Oregon, Multnomah, 1996, p. 227–245.
  3. Voir Henry Morris, The Remarkable Birth of Planet Earth, Minneapolis, Bethany Fellowship, 1972, Appendix B : « New Testament References to Genesis 1-11 », p. 99-101.
  4. Ellen G. White, Spiritual Gifts, Washington, DC, Review and Herald Publishing Association, 1945, vol. 3, p. 90.
  5. Pour d’autre généalogies bibliques, voir en particulier : Genèse 4.16-24 ; 22.20-24 ; 25.1-4, 12-18 ; 29.31-30.24 ; 35.16-20, 23-26 ; 39.9-14, 40-43 ; 46.8-27; 1 Samuel 14.50-51 ; 1 Chroniques 1-9 ; Ruth 4.18-22 ; Matthieu1.1-17 ; et Luc 3.23-38. Pour la comparaison avec des généalogies non-bibliques du Proche ancien Orient, voir par ex., Gerhard F. Hasel, « The Genealogies of Genesis 5 and 11 and their Alleged Babylonian Background », Andrews University Seminary Studies 16 (1978) : 361-374.
  6. VoirThe Seventh-day Adventist Bible Commentary (édition de 1953), « The Chronology of Early Bible History », 1.174-196. Pour l’établissement à ca. 1450 av. J.-C. de la date de l’Exode, voir en particulier William Shea, « Exodus, Date of », International Standard Bible Encyclopedia (édition de 1982), 2.230-238.
  7. Pour de récent condensés des découvertes scientifiques prouvant qu’un déluge planétaire a bien eu lieu, avec la géologie afférente, voir Harold G. Coffin, Robert H. Brown, et L. James Gibson, Origin by Design, éd. revue et corrigée. Hagerstown, Maryland, Review and Herald, 2005 et Ariel A. Roth, Origines : Au carrefour entre la Bible et la science, Dammarie-les-Lys, Vie & Santé, 2000.