Réveil, réforme, être disciple et évangélisation

Un appel urgent du Concile Annuel 2010 à l’Église mondiale

En octobre 2010, les dirigeants de l’Église mondiale se sont réunis pour le premier Concile annuel de l’Église après la 85e Session de la Conférence générale, laquelle s’est tenue à Atlanta, dans l’État américain de Géorgie, en juillet 2010. Lors de ce concile, ces dirigeants ont fait des plans permettant d’achever rapidement l’œuvre de Dieu ici-bas. Ils espèrent ainsi hâter l’accomplissement de la promesse faite il y a longtemps, à savoir que le Seigneur de l’Église reviendrait pour établir son royaume de justice. Avec cette promesse pour moteur de vie et d’action, le Concile annuel a publié l’appel suivant. Chaque croyant est invité à se consacrer à ces quatre priorités : réveil, réforme, discipulat et évangélisation. Dans un esprit de prière, puissent les lecteurs de Dialogue et les millions de jeunes adventistes de nos établissements d’enseignement supérieur lire cette déclaration et l’adopter à titre d’impératif de vie et d’engagement. Pour plus d’information, de ressources pour la méditation, la consécration et la prière, visitez le site www.revivalandreformation.org.

– La rédaction

Dieu a appelé uniquement l’Église adventiste du septième jour pour vivre et proclamer au monde son dernier message d’amour et de vérité (Apocalypse 14.6-12). Le défi d’atteindre plus de 6 milliards de personnes sur la planète Terre de leur présenter le dernier message paraît impossible. La tâche est importante. D’un point de vue humain, l’accomplissement rapide de la grande mission du Christ semble peu probable (Matthieu 28.19, 20).

Le taux de croissance de l’Église n’évolue pas aussi rapidement que l’accroissement de la population mondiale. Suite à une évaluation honnête de l’impact de notre évangélisation actuelle sur le monde, il ressort qu’à moins d’un changement radical, nous ne terminerons pas la mission confiée par Dieu dans cette génération. Malgré nos meilleurs efforts, tous nos plans et stratégies mis en place, nos ressources disponibles, nous serons incapables de terminer la mission de Dieu pour sa gloire sur la terre.

La promesse de Christ à son Église du Nouveau Testament

Le défi de proclamer l’Évangile au monde entier n’est pas nouveau. Les disciples firent face à ce défi, au premier siècle. Nous y faisons face en ce XXIe siècle. Apparemment, l’Église du Nouveau Testament était confrontée à une tâche impossible. Mais, avec la puissance du Saint-Esprit, la croissance de l’Église a explosé (Actes 2.41; 4.4; 6.7; 9.31). Les premiers chrétiens partagèrent leur foi partout (Actes 5.42).

La grâce de Dieu débordait de leur cœur vers leurs familles, amis et collègues de travail. Juste quelques décennies après la crucifixion, l’apôtre Paul pouvait dire que « l’Évangile a été prêché à toute créature sous le ciel » (Colossiens 1.23)

Comment fut-il possible à un groupe de croyants peu connus et relativement peu significatifs, d’influencer le monde dans un laps de temps aussi court ? Comment si peu de chrétiens ont-ils pu être utilisés par Dieu afin de changer le monde pour toujours ?

Le grand mandat de Christ était assorti à sa grande promesse. Le Sauveur a recommandé à ses disciples « de ne pas s’éloigner de Jérusalem, mais d’attendre la promesse du Père » (Actes 1.4). La promesse du Sauveur fut la suivante : « Mais vous recevrez une puissance, le Saint-Esprit qui viendra sur vous, et vous serez mes témoins à Jérusalem, dans toute la Judée et la Samarie, et jusqu’aux extrémités de la terre » (Actes 1.8).

L’amour du Christ contrôlait tous les aspects de la vie des disciples et les motivait à s’engager passionnément à son service. Ils recherchaient Dieu pour la puissance promise de son Esprit et s’agenouillaient devant lui dans une confession sincère et une repentance fervente. Leur priorité consistait à rechercher les bénédictions du ciel. Des moments étaient consacrés à la prière et à l’étude des saintes Écritures. Leurs petites différences ont été englouties par leur désir ardent de partager l’amour du Christ avec tous ceux qu’ils rencontraient. Ils étaient absorbés par la prédication de l’Évangile au monde entier. Rien n’était plus important. Ils ont reconnu leur impuissance à accomplir la mission sans l’effusion puissante de l’Esprit Saint.

Dans sa description de l’expérience des disciples, Ellen White a écrit : « Faisant table rase de toutes divergences, de tout désir de suprématie, ils s’unissaient étroitement dans la communion chrétienne… La tristesse emplissait leur cœur à la pensée qu’ils l’avaient si souvent peiné par leur lenteur à comprendre, par leur manque d’intelligence, au cours des leçons qu’il cherchait à leur inculquer… Les disciples sondèrent leur cœur. Ils sentaient leurs besoins spirituels et suppliaient le Seigneur de leur accorder l’onction sainte qui les rendrait propres à sauver des âmes. Mais, ils ne demandaient pas ces bénédictions pour eux seuls. Ils se préoccupaient du salut de leurs semblables. Ils savaient que l’Évangile devrait être porté au monde, et ils désiraient recevoir la puissance promise par le Christ. » (Conquérants pacifiques, p. 35)

La Parole du Christ s’est réalisée. Le Saint-Esprit descendit dans sa plénitude le jour de la Pentecôte. Des milliers se convertirent en un seul jour. Le message de l’amour du Christ eu une grande influence sur le monde. En peu de temps, le nom de Jésus-Christ était sur les lèvres d’hommes et de femmes du monde entier. « Grâce à la coopération de l’Esprit divin, les apôtres accomplirent une œuvre qui ébranla le monde entier. Dans l’intervalle d’une seule génération l’Évangile fut annoncé à toutes les nations. » (Conquérants pacifiques, p. 527)

La promesse de Christ à son Église des derniers temps

L’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte avec la pluie de la première saison n’était que le prélude de ce qui est à venir. Dieu a promis de répandre son Saint-Esprit en abondance dans les derniers jours (Joël 2.23; Zacharie 10.1). La terre sera « éclairée de sa gloire » (Apocalypse 18.1). L’œuvre de Dieu sur la terre s’achèvera rapidement (Matthieu 24.14 ; Romains 9.28). L’Église connaîtra un réveil spirituel sans précédent et fera l’expérience de la puissance du Saint-Esprit dans sa plénitude, comme jamais auparavant.

En parlant de l’effusion du Saint-Esprit à la Pentecôte, Pierre nous donne cette assurance : « Car la promesse est pour vous et pour vos enfants, et pour tous ceux qui sont au loin, en aussi grand nombre que le Seigneur notre Dieu les appellera. » (Actes 2.39) Ellen White ajoute : « Avant que les jugements de Dieu fondent sur la terre, il y aura au sein de son peuple un réveil de la piété primitive tel qu’on n’en a pas vu depuis les jours des apôtres. Dieu accordera à ses enfants l’Esprit et la puissance d’en haut. Alors, de nombreuses âmes sortiront des églises où l’amour du monde a supplanté l’amour de Dieu et de sa Parole. Beaucoup de pasteurs et de fidèles accepteront joyeusement les vérités que Dieu a fait proclamer en ce temps-ci pour préparer un peuple en vue de la seconde venue du Christ. » (La tragédie des siècles, p. 504)

Des centaines de milliers de personnes accepteront le message divin des derniers jours par l’enseignement et la prédication de la Parole. La prière, l’étude de la Bible et le témoignage sont les éléments de tout véritable réveil. La manifestation du Saint-Esprit s’intensifiera à l’approche de la fin, « La grâce spirituelle sera répandue de manière spéciale à la fin de la moisson, afin de préparer l’Église à la venue du Fils de l’homme » (The Faith I Live By, p. 333) et « des milliers de voix le feront retentir dans toutes les parties du monde. Les malades seront guéris, des miracles et des prodiges accompagneront les croyants. » (La Tragédie des Siècles, p. 664)

Il n’y a rien de plus important que de connaître Jésus, d’étudier sa Parole, de comprendre sa vérité et de s’appuyer sur ses promesses pour que se produise l’effusion du Saint-Esprit lors de « la pluie de l’arrière saison » nécessaire à l’accomplissement de la mission de l’Évangile. La messagère de Dieu pour ces derniers jours a écrit en des termes suffisamment clairs pour être compris : « Le plus grand et le plus urgent de nos besoins, c’est celui d’un réveil de la véritable piété parmi nous. Notre premier souci devrait être de le rechercher. » (Messages choisis, vol.1, p. 141)

Notre grand besoin : réveil et réforme

Quand nous recherchons Jésus, il nous comble de sa présence et de sa puissance par le don de son Esprit. Nous aspirons à mieux le connaître. Le Saint-Esprit réveille les facultés spirituelles endormies. Il n’y a rien que nous désirons plus que d’avoir une relation profonde avec Jésus, cette relation qui change la vie. Le cœur ravivé fait l’expérience d’une relation vitale avec Jésus par la prière et sa Parole. La réforme est le changement qui se produit dans la vie suite au réveil.

« Un réveil et une réforme doivent se produire, sous l’action du Saint-Esprit. Réveil et réforme sont deux choses distinctes. Réveil signifie un renouveau de vie spirituelle qui ait pour effet de vivifier les facultés de l’esprit et du coeur et de mettre fin à la mort spirituelle par une résurrection. Réforme signifie réorganisation, changement dans les idées et les théories, les habitudes et les pratiques. Une réforme ne produira ses bons fruits de justice que si elle est le résultat d’un réveil de l’Esprit. Réveil et réforme doivent accomplir leur oeuvre respective dans un concours harmonieux. » (Messages choisis, vol. 1, p. 148)

La réforme ne se manifeste pas dans l’exercice d’une propre justice qui condamne autrui. C’est la transformation du caractère qui révèle le fruit de l’Esprit dans la vie (Galates 5:22-24). L’obéissance à la volonté de Dieu est la preuve d’un véritable réveil. Notre Seigneur aspire à un peuple réveillé dont la vie reflète la beauté de son caractère. Il n’y a rien que Jésus désire plus que des êtres passionnés de connaître personnellement son amour et de le partager avec les autres.

Engagement et appel

En tant que dirigeants et représentants de l’Église adventiste du septième jour réunis à la Conférence générale à Silver Spring, Maryland, États-Unis, pour le Concile annuel de 2010, nous rendons grâce à notre Dieu grand et redoutable pour sa fidélité et les nombreuses bénédictions déversées sur son Église depuis sa création. L’expansion rapide de son Église dans le monde entier, s’agissant à la fois du nombre de membres et des institutions, n’est rien de moins qu’un miracle de Dieu. Bien que nous louions Dieu pour le travail merveilleux qu’il effectue pour que ses desseins s’accomplissent par le biais de son Église et bien que nous le remerciions pour les leaders pieux qui ont guidé son peuple dans le passé, nous reconnaissons humblement qu’en raison de nos faiblesses humaines, même nos meilleurs efforts sont entachés par le péché et ont besoin d’être purifiés par la grâce du Christ. Nous reconnaissons que la recherche de Dieu par la prière et l’étude de sa Parole pour l’effusion du Saint-Esprit par la pluie de l’arrière saison n’a pas toujours été une priorité. Nous confessons humblement que dans notre vie personnelle, nos pratiques administratives et nos réunions/comités, nous nous sommes trop fréquemment reposés sur notre propre force. Trop souvent, la mission de Dieu pour sauver un monde perdu n’a pas pris la première place dans notre cœur. Parfois, nous sommes tellement occupés à faire de bonnes choses que nous avons négligé la plus importante : connaître Dieu. Trop souvent, les petites jalousies, les ambition, et les soucis dans nos relations personnelles ont étouffé notre désir de réveil et de réforme et nous ont poussés à travailler en nous reposant sur notre force humaine plutôt que sur la puissance divine.

Nous acceptons les claires instructions de notre Seigneur d’après lesquelles « le temps n’a rien changé à la promesse du Christ d’envoyer son représentant : le Saint-Esprit. Si les richesses de sa grâce ne se répandent pas aujourd’hui avec plus d’abondance sur les hommes, ce n’est pas parce qu’il les accorde avec parcimonie. Si l’accomplissement de la promesse n’est pas visible comme il devrait l’être, c’est parce que celle-ci n’est pas appréciée à sa juste valeur. Tous seraient remplis du Saint-Esprit, s’ils le voulaient. » (Conquérants pacifiques, p. 45)

Nous sommes convaincus que tout le ciel attend de répandre le Saint-Esprit dans toute sa puissance pour que le travail de Dieu sur la Terre soit achevé. Nous reconnaissons que le retour de Jésus a été retardé et que notre Seigneur désirait vivement venir depuis déjà plusieurs décennies. Nous nous repentons de notre tiédeur, notre mondanité, et notre passion limitée pour le Christ et sa mission. Christ nous appelle à une relation plus profonde avec lui dans la prière et l’étude de la Bible et à un engagement plus passionné pour délivrer au monde son dernier message. Nous nous réjouissons que ce soit « un privilège pour tous les chrétiens, non seulement d’attendre, mais encore de hâter le retour du Sauveur. » (Conquérants pacifiques, p 533)

Par conséquent, en tant que représentants de l’Église mondiale et au nom de tous nos membres, nous nous engageons à :

  1. Rechercher Dieu personnellement, en priorité, pour le réveil spirituel et l’effusion de l’Esprit Saint lors de la pluie de l’arrière saison, dans notre propre vie, notre famille et notre ministère.
  2. Consacrer individuellement suffisamment de temps, chaque jour, pour être en communion avec Christ par la prière et l’étude de la Parole de Dieu.
  3. Examiner notre propre cœur et à demander au Saint-Esprit de nous convaincre de tout ce qui pourrait nous empêcher de révéler le caractère de Jésus. Nous voulons que notre cœur soit disposé, afin que rien dans notre vie n’entrave la plénitude de la puissance du Saint-Esprit.
  4. Inciter chaque ministère de l’Église à passer du temps dans la prière et l’étude de la Parole de Dieu, et à rechercher (le cœur de) Dieu, afin de comprendre ses projets pour son Église.
  5. Encourager chacune des organisations de l’Église à accorder du temps aux administrateurs, aux pasteurs, aux professionnels de santé, au personnel des maisons d’éditions, aux éducateurs, aux étudiants, à tous les employés quels qu’ils soient, pour leur permettre de chercher Jésus et de se préparer à recevoir l’effusion du Saint-Esprit que Dieu a promis, à travers l’étude de la Parole de Dieu et la prière.
  6. Utiliser tous les moyens médiatiques possibles, conférences, ateliers pour appeler les membres d’Église à avoir une relation plus profonde avec Jésus afin que se réalise le réveil et la réforme promis.
  7. Lancer un vibrant appel à l’ensemble de nos membres d’Église et les inviter à se joindre à nous pour ouvrir leur cœur à l’action du Saint-Esprit, ce qui transformera notre vie, notre famille, notre organisation et notre communauté.

Nous avons conscience que Dieu se servira, en particulier, des enfants et des jeunes pour ce grand réveil final. Nous encourageons tous nos jeunes à rechercher Dieu pour que ce réveil spirituel soit réel dans leur propre vie et que la puissance du Saint-Esprit les pousse à partager leur foi avec les autres.

Pour renforcer leur relation avec Jésus et permettre l’effusion du Saint-Esprit, nous appelons chaque membre d’Église à s’unir, dans la prière, aux responsables de leur église et aux millions d’autres adventistes du septième jour, chaque matin ou chaque soir, à 7h00 précises, sept jours sur sept. Cet appel urgent à l’intercession fervente est lancé au monde entier. C’est un appel à s’engager totalement envers Jésus et à faire l’expérience de la puissance du Saint-Esprit qui change la vie et que le Seigneur désire vivement nous donner maintenant.

Nous croyons que le but de l’effusion du Saint-Esprit par la pluie de l’arrière saison est d’achever la mission de Christ sur la terre et ainsi, hâter son retour. Conscients que notre Seigneur ne déversera son Esprit, dans sa plénitude, que sur une Église qui s’intéresse aux perdus, nous sommes déterminés à programmer et à maintenir le réveil, la réforme, l’art d’être disciple, et l’évangélisation comme actions prioritaires dans nos agendas. Plus que toute autre chose, nous aspirons au retour de Jésus.

Nous demandons vivement à chaque administrateur et/ou responsable d’église, au personnel de nos institutions, aux professionnels de santé, à nos évangélistes, aumôniers, éducateurs, pasteurs et membres d’Église de se joindre à nous pour faire du réveil de la réforme, de l’art d’être disciple et de l’évangélisation des priorités dans notre vie personnelle et dans chaque domaine de notre ministère. Nous sommes convaincus que si nous le cherchons ainsi ensemble, Dieu répandra sur nous une mesure abondante de son Esprit Saint, l’œuvre de Dieu sur la terre sera accomplie et Jésus reviendra. Avec l’apôtre Jean, avancé en âge sur l’île de Patmos, nous crions : « Amen, viens, Seigneur Jésus ! » (Apocalypse 22:20).

NOTE : Tous les textes bibliques sont tirés de la version Louis Segond.